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Portrait

Conteuse joueuse, en toute légèreté… Anne Grigis aime surprendre. Elle cache pour mieux révéler, glisse l’émotion au détour du rire, le burlesque dans les choses graves; elle affectionne le mystère en toute situation. Si on la dit lumineuse, c’est de la joie du partage!

Tout d’abord je suis conteuse, j’aime les contes, mon art est l’art du conte, et je n’ai pas peur du mot ‘conte’ !
J’aime sortir du quotidien, accéder à d’autres réalités, d’autres mondes, en sentir le goût, la densité, les senteurs, et ensuite partager cela.
J’aime les situations « tragi-comiques », parce que je trouve que la vie elle-même est faite de contrastes, et qu’il est bon de savoir rire de tout.
Le conteur reste aussi pour moi un héritier du jongleur d’antan, celui qui dit les choses comme on n’ose pas les dire. « Impertinence » est un mot qui me plaît et qui m’aide parfois quand je vais commencer à raconter une histoire. J’aime le moment de la rencontre avec le public, toutes antennes sorties.
Musicienne, je mêle souvent la musique du violon à celle de la parole.
Dans ma recherche, les ateliers avec le conteur Michel Hindenoch me sont précieux pour éclairer ma lanterne. Et mes comparses du collectif « Le Lampadaire à deux bosses » sont de gais compagnons.

Vous avez pu m’entendre, entre autres, aux festivals Paroles de conteurs à Vassivière (F), Festival international du conte de Chiny, Bruxelles ça conte, Conteurs en campagne dans le Nord Pas de Calais…

Parcours

J’ai grandi en France.
J’ai appris petite à jouer du violon.
Alors que j’étais étudiante… en ingénierie, j’ai découvert la scène.
Dès 1998 je suis partie jouer la comédie au sein de la compagnie La Carriole, dirigée par Isabelle Tanguy, et l’aventure a duré jusqu’en 2007. J’ai aussi travaillé en Allemagne avec la compagnie Ton und Kirschen. Ces compagnies, nomades et artisanales, avaient en commun la recherche d’un théâtre populaire au sens noble, associant plusieurs disciplines, sur des écritures le plus souvent contemporaines : théâtre, musique, mouvement, théâtre d’objet.
Entre temps, j’ai suivi la formation de l’Ecole Internationale de Théâtre Lassaad, à Bruxelles – en 2003-2005… et j’ai fini par m’installer au pays de la bière !

Quand j’ai voulu créer un spectacle solo, cela m’a menée peu à peu vers le conte…
En 2007, j’ai suivi des stages dans les Maisons du conte de Bruxelles et de Chevilly-la-rue. Puis j’ai rencontré le conteur Michel Hindenoch, avec qui je me forme régulièrement depuis.
En 2008 j’ai commencé avec le spectacle «Courants d’airs», accompagnée de mon violon, et j’ai pu conter assez vite dans divers lieux en Belgique et en France.
J’ai tissé des liens avec d’autres conteurs.
Entre 2010 et 2013, j’ai pris part au projet «Conteurs en balade» – réalisation et programmation de balades contées à Bruxelles. En 2011, le collectif de conteurs «Le Lampadaire à deux bosses» s’est formé, créant «Confidences sur un banc».
Depuis 2010 je suis membre de la Fédération de Conteurs Professionnels de Belgique.

Post scriptum

Pour ceux ou celles qui se demanderaient comment prononcer mon nom, sait-on jamais! « Grigis » : gri comme griot puis gis comme voyagiste. Tout simplement…